LA COMMUNE NOUVELLE LE PARC

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ORIGINE ET HISTOIRE DE SAINTE-PIENCE


Sainte Pience (1327) - Santa Pientia (1412).
Selon François de Beaurepaire, Patientia, qui deviendra Sainte-Pience, patronne de la paroisse, fut martyrisée à Gasny (Eure) pour avoir inhumé le corps de Saint-Nicaise, 1er Évêque de Rouen.
Dans le Vexin, peut-être au IIIème siècle, les saints Nicaise, prêtre Quirin et Scubicule, martyrs, qui furent, croit-on, les premiers évangélisateurs du pays entre l'Oise et l'Epte, et dont les corps furent recueilles par Sainte-Pience (source Nominis, église catholique en France).
Un de ses évêques d'Avranches obtint une portion de reliques et plaça l'église sous son vocable. Rémy Villand précise que pendant la Révolution, Sainte-Pience fut débaptisée et nommée Sapience, jeu de mots tirés du latin Sapiens signifiant "Sagesse".


La Fontaine Saint Armel, située sur le parking de l'église, elle doit son nom à l'ancienne chapelle Saint Armel et on y évoquait le Saint pour des maladies infantiles notamment les retards de la marche.

                                         


















Sainte-Pience était du doyenné de Tirepied et fit encore partie du canton de Tirepied de 1790 à 1800. Quand on supprima le canton de Tirepied, cette paroisse fut réunie au canton de La Haye-Pesnel.
Sainte-Pience dépendait de la Sergenterie de Ponts. L'Évêque d'Avranches et était le seigneur, patron présentateur ; il y possédait les deux tiers des grosses dîmes, le château du Parc et le bois.
Le bois du Parc s'étendait primitivement sur plus d'un tiers du territoire de Sainte-Pience, mais les évêques en aliénèrent peu à peu une grande partie, en sorte que dans les derniers siècles, il avait considérablement diminué, les parties vendues ayant été défrichées et mises en culture.
En 1790, le château du Parc, dont une partie des dépendances avaient été peu à peu aliénées par les évêques, fut déclaré propriété nationale. Dès le 3 novembre de cette année, sur l'ordre du Directoire du district d'Avranches, un état des biens dépendant de la seigneurie du Parc, fut dressé par les officiers municipaux de la paroisse. Parmi eux ont voit figurer M. Fortin, curé et Guillaume Servain, maire, Julien Boëssel, procureur, Le Bourgeois, greffier, Servain, Chapel, Redu, Yvon, prêtres, Fortina, vicaire, etc...
Le 30 mais 1791, le district met en vente une grande partie de la propriété du Parc, savoir le château neuf, la grande ferme du Parc, avec les étangs du Parc et du Refeu, et la petite ferme des Bouillons. Ces biens furent achetés par M. Doynel de Quincey, pour la somme de 30 000 livres.
Le 12 juillet de la même année, on vendit les moulins du Parc, savoir : le grand moulin, situé à Sainte-Pience, et le petit, situé en Plomb. Ils furent achetés par un sieur Restout, pour la somme de 7 700 livres.
A cette même époque, M. Lottin de Lair acheta au district l'ancien château des évêques, qui subsistait encore, avec plusieurs portions de terres situées, partie en Sainte-Pience, partie en Plomb. Pendant la Révolution, les deux châteaux servirent à loger des soldats plusieurs années.
Le bois du Parc fut reservé comme propriété de l'Etat. Mais en 1819, le Sous-Préfet d'Avranches, agissant au nom de la Caisse d'amortissement, vendit le bois aux enchères publiques. Il fut adjugé à M. Victor Busnel, receveur général du département de la Manche, pour la somme de 85 619 francs, la même année, M. Busnel acquit le château neuf et ses dépendances, et y fit beaucoup d'embellissements.



HISTOIRE DES CHATEAUX - LE VIEUX LOGIS

L'ancien château

1 - Régime

Après les puissants comtes de Mortain et de Chester, les plus grands seigneurs de la région étaient les évêques et les barons d'Avranches. La baronnie d'Avranches comprenait les anciennes baronnies de Ponts et du Parc et s'étendait sur trente paroisses, elle renfermait entre autres, le château du Parc, les fiefs de Braffais, de Plomb et de La Champagne.
Les terres situées entre le château primitif et la limite ouest de la commune de Sainte-Pience, dépendaient soit du château, soit de l'église.

a) Le Premier château
    ► La fondation du château du Parc remonte à Jean III, évêque d'Avranches de 1060 à 1069, neveu du duc Richard I de Normandie. Le terrain avait déjà été donné aux évêques d'Avranches par Hugues le Loup ou Robert le Magnifique. Jean III entoura de murs et de fossés l'habitation qu'il avait fait construire ainsi que les terres reçues de Baudoin de Moles. Ce fut cette clôture qui fit donner à la maison de campagne des évêques, le nom de Parc, puis celui de Manoir du Parc -l'Evêque. Jean III réunit dans ce parc ces animaux privés (des cerfs en particulier). Bien qu'elle fut fortifiée, ce n'était pas une place forte de grande importance, plutôt une maison de plaisance. Nommé archevêque de Rouen en 1069, Jean III laissa cette propriété à ses successeurs qui en jouirent jusqu'en 1790.
    ► Repères chronologiques
- 1157 : Henri II, roi d'Angleterre et Louis VII, roi de France, réunis à Avranches pour renouveler leur alliance, descendent au château du Parc (Charles Guérin)
- 1419 : Avranches étant prise le 14 juillet 1418, le château du Parc fut attaqué et pris par les Anglais. Ils le perdirent peu après, puis le reprirent, aucun des deux partis n'étant assez fort pour conserver sa conquête.
- 1423 : l'effectif de la garnison anglaise du "Parc de L'Evêque" était de 13 hommes (neuf à cheval et quatre à pied) et 39 archers (Chronique du Mont Saint Michel